Là où je suis toujours bien

Le sentez-vous? Ce ralentissement qui s’opère dans les énergies de la Terre? 

Personnellement, en ce moment, je ressens l’impulsion de ralentir même deux fois plus fort. Car en plus de l’invitation à commencer ma descente au plus profond de moi-même que la fin d’automne amène, c’est la première fois depuis presque 2 ans que je me retrouve dans la période prémenstruelle et que mon corps me fait la même demande.

J’entre tout doucement dans les énergies de la Veille Femme. Ralenti… lâche tout… pose-toi…quiétude… sa voix semble murmurer dans mes oreilles. Je la retrouve avec joie. Car le chemin de la Veille Femme est le chemin de la vérité. Je suis sincèrement contente d’avoir retrouvé mon cycle. Parce que je sais que, mois après mois, je serai de nouveau invitée à me replier sur moi-même. Non seulement pour restaurer mes énergies mais aussi pour trier, éliminer et évaluer les semaines passées.

J’adore ces moments d’introspection. Il se crée en moi comme un havre de paix, un oasis qui sera toujours là, à portée de main, peu importe les circonstances extérieures. Dans cet espace au plus profond de moi je suis toujours bien. Je l’aime aussi parce que je m’y rencontre. La vraie moi. J’y apprends énormément sur moi-même, sur qui je suis et ce que je veux faire de ma vie.

Alors les quelques jours avant les règles et la période des règles elle-même, je m’en réjouis. Même si j’ai presque oublié comment cette descente dans les profondeurs de mon âme peut être puissante et, parfois, éprouvante. 

Au cours des trois derniers jours je me suis effondrée 2 fois et pleuré abondamment. J’ai tendance à me trouver nulle au moins 10 fois par jour. Je dors pratiquement debout alors qu’il n’est que 11h du matin. Par contre la nuit j’ai des poussées d’énergie créative qui m’empêchent de dormir. Dans ma tête ça tourbillonne tellement que je dois me lever, noter mes idées et puis dessiner ou danser afin d’évacuer cette agitation intérieure sans  quoi j’ai l’impression que je vais exploser, m’éclater en mille morceaux.

Et après m’être furieusement disputée avec mon mari au sujet des cadeaux (! oui, sérieusement 🙂 ) j’ai réellement pensé à le divorcer. Ensuite, on a ri comme deux fous. Heureusement, qu’à force de communiquer au sujet de mon cycle, il sait. Et il garde un peu de recul devant mes crises.

Alors, décidée d’appliquer les leçons de la Vieille Femme Sage, j’ai fait le nécessaire dans mon organisation afin de pouvoir commencer à cocooner. D’y aller vraiment mollo car, en vérité, je ne dois rien. En tout cas, pas grande chose. 

C’est un drôle d’énoncé dans une société où nous avons toutes et tous d’interminables listes à faire. Où on entend, depuis notre plus tendre enfance, les mots “tu dois” des milliers de fois et conjugués dans tous les sens. 

Mais quand vous y pensez vraiment, à part vos obligations professionnelles et vous assurer que vos enfants sont nourris et en bonne santé, vous ne devez vraiment rien d’autre. Que vous choisissez de le faire, c’est tout autre chose. 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ma chère femme, tu peux lâcher beaucoup plus de choses que tu ne le penses. Surtout quand (et je m’adresse ici surtout à nous, les perfectionnistes et les femmes qui ont grandi avec l’impression qu’elles doivent faire plein de choses avant de pouvoir penser à elles-mêmes ou que les choses ne se feraient pas sans elles), tu te sens débordée et que tu as l’impression que tu manques de temps. 

Arrête-toi. Dépose-tout. Pars dans une grotte. A l’intérieur de toi. Là où tu peux être toujours bien. Ressource-toi et recentre-toi. Ne fût-ce que pour une heure. Le monde continuera à tourner pendant un petit moment même sans toi ou moi;-). Et après avoir émergé, tu poseras un regard frais et probablement très différent sur tout ce qui te semblait tellement urgent ou éprouvant. Promis.

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